Les itinéraires de notre voyage au Japon, jour par jour

Tokyo : Tsukiji, Tokyo Tower, Asakusa et Totoro – Jour 2

Par le 17 novembre 2018

7h30, le second jour de notre périple tokyoïte démarre et au rayon des certitudes, à côté des belles choses qui nous attendent, la pluie sera bien au rendez-vous. Osef, aujourd’hui on en prendra tout de même plein les yeux avec Tsukiji, une ascension de la Tokyo Tower ainsi que les temples Zojoji et Senso-ji.

 

Tsukiji, le marché aux poissons de Tokyo

C’est parti pour une quinzaine de minutes de trajet en métro, depuis Akasaka-Mitsuke direction la station Ginza. L’idée est de poursuivre à pied depuis ce point jusqu’à Tsukiji afin d’entre-apercevoir ce quartier connu pour ces boutiques de luxe. Dix minutes de marche et nous voici arrivés devant le marché aux poissons de Tsukiji.

Notre découverte de Tsukiji débute donc par sa zone extérieure, le marché en lui-même n’est accessible aux touristes qu’à partir de 11h du matin dixit les agents de sécurité présents pour rediriger le flux de badauds (en nombre malgré le temps).
Ce sont des ruelles étroites où se mêlent boutiques en tout genre, proposant vaisselles et produits de la mer, et divers restaurants proposant notamment des sushis. Une trentaine de minutes suffit à faire le tour, nous en profitons pour acheter quelques sachets de bonites séchées ainsi que deux bols kawaii pour quelques centaines de yens.

Il nous reste désormais une grosse heure avant de pouvoir accéder au marché intérieur, juste le temps de déguster des sushis ! Tsukiji est le lieu idéal pour cela, réputé pour la grande fraîcheur du poisson.
10h, ce n’est pas trop tôt pour manger du poisson cru, non ? Un coup d’œil rapide sur Tripadvisor, Seb identifie quelques bons établissements autour de nous : nous nous dirigeons vers Shou.

Peu d’attente, de très bons avis, un menu simple et disponible en anglais, nous voila dans la file scrutant ce qui nous attend : le restaurant est une pièce en longueur avec un grand comptoir, une dizaine de places et 3 sushimen. Nous rentrons enfin et commandons chacun un des 4 plateaux proposés (entre 7 et 12 pièces de sushis).

Et c’est parti pour le défilé. La préparation et le service de chaque pièce s’effectue une à une devant nos yeux, et nos papilles, ébahies ! Certes le tarif est élevé (nous nous en sortons pour environ 6500 yens pour 2 plateaux + soupe miso et 2 boissons, soit une cinquantaine d’euros), mais ce sont clairement les meilleurs sushis que nous avons mangés à Tokyo. Un incontournable si vous êtes dans le coin.

Sushi Shou5-2-1 Tsukiji | Tsukiji Market 6-gokan, Chuo 104-0045, Préfecture de Tokyo

 

Après ce petit-déjeuner improvisé, nous nous dirigeons vers le marché intérieur. Plus que quelques minutes avant de pouvoir enfin y pénétrer. Nous entamons un semblant de discussion avec un groupe de japonais qui patiente également. Bien sur, la conversation tourne autour de l’équipe de France et de la Coupe de Monde (nous sommes en juillet 2018). 11h ! Les agents de sécurité font signe et l’on peut désormais rentrer. Nous voici donc dans une file improvisée de touristes en marche vers le marché couvert. Tant mieux car il pleut averse.

On est ici dans ce qui pourrait ressembler aux halles que l’on peut retrouver chez nous. On sent que l’on arrive après les hostilités, malgré quelques marchands vendant les dernières pièces de poissons, la majeure partie des stands sont en train d’être rangés. Les célèbres enchères au thon ont du être intenses et le moment est maintenant à la détente après l’effort.

Nous mettons une vingtaine de minutes pour visiter ce lieu mythique de Tokyo. Court effectivement, mais cela vaut le coup tout de même d’être vu : Tsukiji est destiné à être déplacé 3km au Sud à Toyosu dès le 11 octobre 2018 (+ d’infos via tokyocheapo.com).

 

Du haut de la Tokyo Tower

Retour par la case métro pour la station Kamiyacho, étape vers la Tokyo Tower. Sur le chemin, nous prenons quelques minutes pour acheter un petit carnet dans le Tsutaya voisin. Ce bloc-note va nous servir tout au long de notre séjour pour récolter les tampons souvenir (スタンプ) présents dans les lieux touristiques (on vous en parlera prochainement). Sur le chemin, nous nous faisons une petite pause au calme dans un très joli petit temple (専光寺). Une quiétude que même les chats apprécient.

La Tokyo Tower est construite en 1958 sur le même concept que la Tour Eiffel, ce qui explique la ressemblance frappante. La version nippone impose toutefois son propre style avec une robe rouge et blanche, et une hauteur de 33 mètres supérieure à sa grande sœur parisienne. Elle était jusqu’à en 2012 le point le plus haut de Tokyo.

C’est donc un spot intéressant pour prendre de la hauteur sur la ville, au même titre que la Tokyo Skytree, à la différence près que l’entrée y est bien moins onéreuse : environ 6€ pour l’accès à l’observatoire principal et 12€ pour l’observatoire spécial.

Le temps étant particulièrement nuageux, nous optons pour le premier étage de la tour qui culmine tout de même à 145m.
La visite de la tour débute donc par la montée en ascenseur avec vue sur l’extérieur, le tout en musique. On atteint ensuite le plateau principal d’où l’on peut faire une observation à quasi 360°.
Le jour d’avant, nous avions eu une vue nocturne et impressionnante depuis l’observatoire de la Mairie de Tokyo. Mais de jour, la sensation est encore plus spectaculaire. Tokyo s’étend à perte de vue et mérite bien le titre de plus grande capitale du monde.

La visite se termine en musique dans l’ascenseur avec un thème mélancolique. Le détail qui tue, où même votre passage dans la Tour est mis en scène.
Notez pour les fanas de mangas, que la base de la tour comporte un parc d’attraction sur le thème de One Piece ainsi qu’une boutique.

Tokyo Tower ⤏Voir la fiche détaillée4 Chome-2-8 Shibakoen, Minato, Tokyo 105-0011, Japon

 

Tout près de là, le temple Zōjō-ji

De retour sur la terre ferme, nous prenons la direction du temple Zōjō-ji qui se situe à peine à 7 minutes à pied. Il s’agit d’un des deux temples funéraires du clan Tokugawa, famille d’un des unificateurs du Japon au XVIIe siècle.

Nous parvenons au temple par le Nord et traversons une allée longée par une centaine de statuettes ornées de bonnets rouges et de moulins à vent.

Il s’agit de jizô, des représentations d’un des grands Bodhisattva du bouddhisme, à la mémoire d’enfants défunts. Celles-ci guident chacun d’entre eux afin de trouver le repos éternel. Comme la veille à Meiji-jingu (pour relire notre récit là-bas), l’enceinte est très calme.

Une trentaine de minutes suffisent à découvrir les recoins du temple. Peu avant de quitter les lieux, nous avons la chance d’assister à une cérémonie bouddhiste.

Un autre lieu important du bouddhisme à Tokyo nous attend désormais : Asakusa et son Sensō-ji.

Zōjō-ji4丁目-7-35 Shibakoen, Minato, Tokyo 105-0011, Japon

 

Asakusa et son temple Senso-ji

Atteindre Asakusa depuis Zōjō-ji prend une petite quinzaine de minutes en métro. Il est maintenant 13h et nous avons faim.
Tokyo est bien aussi pour cela : on trouve des konbini, comprenez « supérette de quartier », à quasiment tous les coins de rue.
C’est le bon plan pour se restaurer pour pas cher, vous trouverez sans peine brochettes, sushis et autres plats salés ou sucrés pour quelques centaines de yens. Nous optons pour des onigiri (ces boules de riz fourrées au saumon, thon/mayo ou bœuf) et des melonpan que nous mangeons sur la route. Nous trouvons un muret sur lequel nous nous postons. Qu’avons-nous fait ! Nous essuyons quelques regards étonnés de passants et les moqueries de groupes d’écoliers. Nous ne comprendrons que plus tard : il est mal vu de manger dans la rue au Japon. Rien de bien méchant donc…

Nous reprenons le chemin d’Asakusa et nous engageons dans une des rues parallèles à l’allée principale (que nous arpenterons au retour). S’éloigner des sentiers battus est le meilleur moyen d’éviter la foule et de découvrir quelques perles dérobées à l’image de cette maison d’un autre temps que nous avons croisée.

Notre premier contact avec Senso-ji est le hōzōmon (littéralement « Porte de la salle aux trésors ») et son immense lanterne. Le lieu est noir de monde, Asakusa et Senso-ji faisant partie des spots les plus célèbres de la capitale japonaise.

Il faut dire que l’endroit est magnifique avec sa pagode à 5 étages et son bâtiment principal hondō. Sur la gauche de ce dernier, nous parcourons le grand jardin du temple qui semble délaissé par la foule. On y trouve des autels de prières ainsi qu’un cours d’eau rempli de carpes Koï. Prenez le temps de vous y perdre, vous ne le regretterez pas !

Deux bonnes heures sont passées depuis notre arrivée et nous rebroussons chemin par la Nakamise-dōri, la grande allée commerçante. On y trouve toutes sortes de boutiques et nous ne résistons pas à la tentation d’une gourmandise nippone, des Ningyo-yaki. Ce sont de petits gâteaux fourrés à la pâte de haricot rouge, délicieux et pas chers.
Enfin nous terminons notre passage à Senso-ji en passant sous la gigantesque Kaminarimon (littéralement « porte du tonnerre »). Senso-ji, Asakusa : ✓

Le temple Sensō-ji2 Chome-3-1 Asakusa, Taitō, Tokyo 111-0032, Japon

 

À la rencontre de Totoro

Nous ne pouvions pas ne pas y aller. Dans le quartier de Setagaya, on peut trouver un café proposant des shukurimu (シュークリーム choux à la crème) à l’image de Totoro. Son nom : Shiro-Hige’s Cream Puff Factory. C’est la dernière étape de notre second jour à Tokyo.

Dès la sortie de la station Shimo-Kitazawa, nous nous retrouvons dans un quartier résidentiel, loin, très loin du tumulte touristique d’Asakusa. C’est donc en mode exploration que nous arpentons Setagaya, largement aidé par le GPS de notre smartphone. Nous atteignons sans peine le but de notre expédition, une bâtisse en brique arborant une pancarte à l’effigie du héros des studios Ghibli.

Mais laissons la parole à Floriane qui nous raconte cette expérience très originale.

Tu ne connais pas encore le dessin animé « Mon voisin Totoro » d’Hayao Miyazaki ?
Alors je suis sur qu’après avoir vu ce chou à la crème trop kawaii tu vas vite aller le visionner.

Nous l’avons vu il y a déjà quelques années et comment ne pas aimer et s’attacher à cette boule de poil.
Bien évidemment il fallait que l’on découvre et goûte les choux à la crème Totoro et quel plaisir ! Leur crème est complètement différente de chez nous, plus consistante, mais c’est très bon.

Au rez-de-chaussée, vous pourrez les prendre « à emporter » et si jamais vous avez le temps de prendre une pause détente, alors cela se passe à l’étage où vous pourrez déguster viennoiseries (oui oui) et shukurimu, ainsi que vous désaltérer.
Pour la petite histoire, la propriétaire du lieu n’est autre que la belle-soeur d’Hayao Miyazaki.

 

L’endroit est calme et zen, ambiance chalet en bois avec une jolie petite terrasse.

C’est un des spots gourmands que nous avons aimé lors de notre séjour au Japon.

Shiro-Hige’s Cream Puff Factory ⤏Voir la fiche détaillée 5 Chome-3-1 Daita, Setagaya, Tokyo 155-0033, Japon

 

Retour au QG

またね !
Ce second jour se termine donc sur cette note gourmande et kawaii. Nous retournons donc prendre un retour mérité à notre hôtel avant de repartir pour de plus belles : nous quitterons Tokyo le temps d’une journée pour Nokogiriyama dans la préfecture de Chiba.

Matane !

Découvrir notre troisième journée à Nokogiriyama

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Flo & Seb
France

Elle, c'est Flo et Lui, c'est Seb. Après plusieurs années à rêver, un mariage, c'était le moment de partir : destination le Japon pour notre voyage de noces !Le pays du soleil levant nous attirait depuis toujours par sa culture, son histoire, sa gastronomie et son côté 可愛い (kawaii).Aujourd'hui nous vous faisons voyager avec nous à travers ce blog avec itinéraires, photos, bons plans et coups de cœur (il y en a eu beaucoup).Bon voyage !

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