Photo du croisement de Shibuya à Tokyo.
Les itinéraires de notre voyage au Japon, jour par jour

Arrivée à Tokyo : Shibuya, Harajuku et Shinjuku – Jour 1

Par le 15 août 2018

お早う、日本! Arrivée à Narita

« Nous entamons la descente vers l’aéroport de Narita. Nous vous remercions d’avoir choisi Air France pour votre voyage à Tokyo et espérons que vous avez passé un agréable moment ».
Voici les quelques mots qui ponctuent les 12 heures de vol que nous venons de passer entre Paris et la capitale nippone. C’est notre premier vol long courrier et nous avions un peu d’appréhension sur le fait de rester statique sur un laps de temps aussi long. Entre l’excitation du voyage et les services proposés par Air France (écran individuel, films, docus, musiques à volonté, collations et repas), c’est passé finalement très vite et sans trop de courbatures même si nous posons le pied au Japon à 9h du mat’ et sans une vraie nuit derrière nous.

Dès la sortie de l’avion, nous passons les formalités administratives avec l’immigration et à la douane (2 documents sont à remplir concernant votre identité et la déclaration d’importation de produits). Nous voici maintenant lâchés dans le terminal 1 de l’aéroport de Narita pour récupérer le Pocket WIFI alias notre ange-gardien (voir ici pourquoi on le surnomme ainsi) et nos JR Pass.

Direction donc le 3e étage (4F) du terminal au bureau de la Japan Post pour le Pocket WIFI. L’agent nous le donne contre notre numéro de suivi et une pièce d’identité, facile. Mauvaise surprise, l’appareil n’est pas chargé, mais nous avions prévu le coup avec une batterie externe. Nous n’aurons pas à attendre de trouver un point d’électricité pour enfin avertir nos proches et nos hôtes de notre arrivée sur le sol nippon.

C’est désormais vers le bureau de la Japan Rail East que nous nous dirigeons pour obtenir nos JR Pass. Nous le trouvons assez facilement avec son enseigne rouge et son emplacement juste avant le portique vers la JR Line (voici un petit plan qui peut aider), donc vous passerez forcément devant. Une hôtesse nous aborde à l’entrée et nous fournit un formulaire à remplir avant de faire la queue au guichet.

Nous remplissons les infos d’usage (nom, prénom, etc) ainsi que la date d’activation du pass. En échange du formulaire et de la preuve d’achat en ligne, nous obtenons le précieux sésame ! Nous réservons ensuite nos sièges sur les longs trajets que nous ferons durant le séjour. Par précaution car avec le JR Pass nous n’aurons pas besoin de billets excepté sur le Narita Express (N’EX) pour le trajet entre l’aéroport et Tokyo qui en nécessite. Enfin nous récupérons des cartes SUICA et les faisons charger. Cela nous permettra d’être tranquille durant quelques jours pour les trajets hors réseau JR notamment pour le métro de Tokyo.

Après un peu plus d’une heure dans l’aéroport, nous sommes enfin prêts à l’immersion dans le Japon ! Nous quittons donc Narita vers le quai de la JR Line à quelques mètres du JR East Office. Première impression : les quais sont propres et on nous demande de patienter quelques minutes avant d’entrer, le temps que la rame du train soit nettoyé.

Pas de doute, nous sommes bien au Japon et nous partons pour un trajet d’une heure direction Tokyo et sa gare.

 

Street Food Tokyoïte chez Gindaco

Tokyo intra-muros ! Nous nous retrouvons à la station Akasaka-mitsuke après avoir pris le métro depuis Tokyo Station. Akasaka est le premier quartier dans lequel nous posons nos pieds et paradoxalement nous allons y rester juste le temps de poser nos bagages à l’hôtel. Ce n’est que partie remise.

Nous repartons avec le métro vers Meiji-Jingu à la sortie de la station Meiji-jingumae « Harajuku » où nous devons rejoindre notre correspondante et amie, Tomoyo. Les 10 000 kms que nous avons parcourus et nos pérégrinations matinales nous ont ouvert l’appétit.

Vu que nous sommes en avance, nous nous dirigeons au Gindaco tout proche, une chaîne locale proposant des takoyaki. Cela tombe bien, nous adorons ces petites boules de pâte fourrées au poulpe.
Nous sommes aux anges : de la vraie street food gouteuse, le tout au comptoir avec vue sur les cuisines et les plaques à takoyaki.

Les prix sont doux, comptez 650 yens (environ 5 euros) pour une portion de 8 takoyaki. Le menu est indiqué en japonais/anglais et le personnel se débrouille un tout petit peu avec la langue de Shakespeare.
Pas convaincu ? La page Yelp et sa galerie photo finira de vous convaincre (par ici) qu’il faut tester au moins une fois Gindaco.

Premier contact avec la gastronomie japonaise : Réussi ☑

Gindaco Takoyaki〒150-0001 Tokyo, Shibuya, Jingumae, 1 Chome−14−24 第5寿和ビル

 

Meiji-Jingu

Tomoyo nous rejoint, accompagnées de son amie Masami. Elles suivent toutes deux des cours de français à l’Institut français du Japon et sont passionnées par la culture française. Après les présentations d’usage, nous empruntons le chemin qui mène vers Meiji-Jingu et dont l’entrée est symbolisée par un torii géant.

Nous pénétrons alors une véritable forêt. En quelques instants, nous passons du tumulte de la ville au calme. Difficile de croire que nous sommes en plein cœur de Tokyo et pourtant !

Après 5 minutes de marche, nous arrivons sur une partie du chemin bordés de komodaru (菰樽, tonneaux japonais) de saké et de tonneaux de vins français. Sur chacun d’entre eux, une plaque indiquant leur domaine viticole de provenance. Plutôt surprenant !

Nous apprenons qu’il s’agit d’un cadeau de Yasushiko Sata, délégué de la Maison de la Bourgogne à Tokyo et citoyen honoraire de Bourgogne. C’est un don en l’honneur de l’amitié franco-japonaise. Il symbolise la politique d’ouverture du Japon aux cultures étrangères sous l’ère Meiji ainsi que le goût qu’avait l’Empereur pour le vin français.

Nous poursuivons notre balade et passons sous un nouveau torii géant. Ça y est nous approchons de l’enceinte du temple précédée par un temizuya (手水舎). Tomoyo et Masami nous en explique le principe : il s’agit d’un point d’eau avec des louches (appelées hishaku 柄杓) qui permet de se purifier le corps et l’esprit avant de prier dans le sanctuaire. Nous nous essayons donc à ce rituel avec plus ou moins d’assurance et passons ce premier examen avec succès.
Nous sommes fin prêts à accéder à l’immense cour du temple. Le temps est pluvieux et il n’y a pas foule. Nous pouvons donc parcourir facilement le lieu. Nous flashons sur le portique qui portent des dizaines de ema 絵馬, ces plaques de bois portant des prières ou des vœux. C’est juste sublime.

Nous en profitons pour nous procurer une amulette porte-bonheur et récupérer notre omikuji 御御籤 contre une piécette de 100 yens (environ 75 centimes). Il s’agit d’une manière de tirer notre bonne fortune en secouant une boîte afin de récupérer une divination écrite qui nous dit si nos projets vont se réaliser, si l’on va trouver l’âme sœur ou être en bonne santé etc…

Nous passons une bonne heure dans ce complexe shintoïste et profitons du calme de cette perle immergée en plein cœur de Tokyo. Le mot zen y prend tout son sens.
C’est un spot à ne pas rater pour sa beauté et le symbole qu’il représente à Tokyo. D’autant que la visite est gratuite.

Sachez également que le sanctuaire des trésors est fermé pour rénovation de la toiture jusqu’à fin 2019.

Temple Meiji-Jingu ⤏Voir la fiche détaillée1-1 Yoyogikamizonocho, Shibuya, Tokyo 151-8557, Japon

 

Harajuku et Takeshita Dori

Nous quittons ensuite la quiétude de Meiji Jingu pour découvrir le quartier d’Harajuku et sa célèbre Takeshita-dori. Mais avant cela, nous faisons une boucle par le centre commercial Harajuku Laforet afin de passer au Sailor Moon Store. Cette minuscule boutique dédiée à l’héroïne du célèbre manga de Naoko Takeuchi est assez anecdotique mais ravira les fanas comme Flo qui y a trouvé quelques goodies exclusifs.
Concernant Harajuku Laforet, en essayant de trouver le store Sailor Moon nous sommes passés devant des boutiques de mode en tout genre et de nombreux cafés et restaurants. Si vous prévoyez une session shopping à Tokyo, c’est surement une des adresses à noter.

Sailor Moon Store, Harajuku LaforetJapon, 〒150-0001 Tokyo, Shibuya, Jingumae, 1 Chome−11, ラフォーレ原宿B0-5階

 

Nous quittons le centre commercial pour Takeshita-dori à 5 minutes de là. C’est une rue piétonne de 400 mètres de long et dans laquelle on trouve principalement des magasins et cafés. Il y a du monde, beaucoup de monde.
Adolescents nippons et touristes se mêlent dans cette effervescence et les looks excentriques que l’on croise expliquent pourquoi Takeshita-dori est considérée comme un incubateur de tendance et de mode. C’est aussi une des facettes de la culture japonaise moderne.

Nous nous arrêtons à Angel Heart, une des nombreuses crêperies de l’avenue, pour déguster une crêpes japonaise. Elles sont cuisinée avec de la farine de riz, ce qui les rend très légères, et leurs garnitures sont toutes plus gourmandes que les autres. Chantilly, glaces et fruits frais, toutes les combinaisons sont possibles.

Nous nous aventurons ensuite dans un des nombreux purikula プリクラ de la rue. Il s’agit de salle remplies de photomatons permettant de retoucher ses photos avec plein d’effets kawaii. On peut rajouter des décors, des onomatopés, des oreilles de chat, le tout avec des couleurs pastels. Les adolescentes nipponnes adorent et se déguisent/maquillent pour le temps d’une séance photo entre amies. Nous nous prêtons au jeu avec nos hôtes japonaises pour ce qui sera surement l’un de nos souvenirs les plus originaux !

Takeshita Dori ⤏Voir la fiche détailléeJapon, 〒150-0001 Tokyo, 渋谷区神宮前1丁目

 

Shibuya : Hachiko et le passage piéton le plus fréquenté du monde

Nous quittons Takeshita-dori et son effervescence pour emprunter la Yamanote Line, direction Shibuya. C’est une des deux lignes gratuites avec le JR Pass à Tokyo. En une petite dizaine de minutes, nous atteignons la station Shibuya et sa sortie Hachiko où l’on peut découvrir la statue du fidèle akita. Là aussi, il s’agit de l’un des spots les plus connus de Tokyo. La foule est au rendez-vous et les badauds se succèdent pour prendre une photo-souvenir.

Au début des années 20, Hachiko accompagnait son maître tous les matins à la gare de Shibuya et revenait attendre son retour le soir. En 1925, celui-ci mourra sur son lieu de travail. Durant les 10 années qui suivirent, Hachiko continua de venir chaque soir précisément à l’heure à laquelle le train de son maitre arrivait.
C’est en l’honneur de sa fidélité indéfectible qu’une statue fut érigée.

C’est ici que Tomoyo et Masami laissent après une inoubliable introduction à la culture japonaise. Elles ont été si adorables ! Milles mercis.

À deux pas de la sortie Hachiko, nous découvrons le célèbre croisement de Shibuya réputé pour être le plus grand du monde. Il est impressionnant avec son passage clouté en diagonale mais aussi par les nombreux piétons qui le foulent lorsque le signal passe au vert. Nous l’avons tellement vu en images avant de venir au Japon que c’est tout drôle de la traverser. Nous y sommes !

Statue Hachiko à Shibuya ⤏Voir la fiche détaillée1 Chome-2 Dogenzaka, Shibuya, Tokyo 150-0043, Japon

 

Daikanyamacho

Nous poursuivons vers le sud désormais à une station de métro de Shibuya : le quartier de Daikanyama. C’est le quartier trendy par excellence avec ses boutiques branchées, ses galeries d’artistes et ses cafés.

Il fait déjà nuit et les rues sont très calmes. Ce n’est pas un mal surtout après avoir baigné dans la foule dense d’Harajuku et Shibuya. Nous n’y restons qu’une trentaine de minutes, les différents commerces étant sur le point de fermer à cette heure déjà tardive.

Quartier DaikanyamaDaikanyamacho, Tokyo

 

Shinjuku et l’observatoire de la Mairie de Tokyo

Nous repartons vers le nord et la station Shinjuku à partir de laquelle nous pourrons accéder à l’observatoire du
Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo. Depuis la station, il faut compter une grosse dizaine de minutes de marche pour l’atteindre. Il est 21h et à cette heure-ci seul l’observatoire de la tour Nord est encore ouvert, la dernière entrée étant à 22h30.

Bonne surprise, nous n’avons quasiment aucun temps d’attente ! On emprunte l’ascenseur pour le 42e étage et son point de vue. De larges baies vitrées permettent d’avoir un très beau panorama sur la ville qui s’étend au loin dans la nuit. Après ces quelques heures passées à Tokyo, nous prenons toute la (dé)mesure de la capitale japonaise.
Nous n’en aurons pas l’occasion, mais il parait que lorsque le temps s’y prête on peut apercevoir le Mont Fuji.

Observatoire de la Mairie de Tokyo, observatoire Nord2 Chome-8-1 Nishishinjuku, Shinjuku, Tokyo 163-8001, Japon

 

Repas à Memory Lane, Shinjuku

Toutes ces émotions et ces kilomètres engloutis nous ont ouvert l’appétit et c’est Memory Lane que nous choisissons pour notre premier repas au Japon. Situé à 15 minutes à pied depuis la mairie de Tokyo, il s’agit de quelques petites ruelles très typiques où se trouvent des bars et restaurants comprenant une poignée de places disponibles (parfois 5 à 6 places).

On y mange principalement des grillades accompagnées d’une bonne bière japonaise ou d’un thé. Et l’on y fait des rencontres, promiscuité oblige !
C’est ainsi que nous nous retrouvons à discuter avec notre voisin japonais intrigué par les gaijins (étrangers) que nous sommes. Kanpai !

Memory LaneJapon, 〒160-0023 Tokyo, Shinjuku, Nishishinjuku, 1 Chome−2, 埼玉屋弍号店

 

Première nuit tokyoïte au Super Hotel Lohas Akasaka

Il est tard et nous sommes claqués. Il est temps de retourner à Akasaka, dans notre chambre du Super Hotel Lohas Akasaka. Le batiment est moderne et propre. La chambre pour deux que nous avons réservé n’est pas aussi petite que ce à quoi nous nous attendons. Nous avions lu que les chambres d’hôtel au Japon étaient minuscules. Le personnel parle un anglais parfait et bonus non-négligeable : l’hôtel propose un bain japonais inclus dans le prix de la nuit. Cela tombe bien, nous avons pris la peine avant la séjour de nous renseigner à comment se comporter dans un sento ! Vous pouvez retrouver ça dans l’article que l’on a dédié à ce sujet.

5 nuits nous ont couté 52 000 yens (environ 400 euros). Soit environ 80 euros la nuit, pour un service supérieur à ce que l’on a pu connaitre pour le même tarif en Europe.

Juste à côté, il y a un konbini 7-Eleven (supérette) et le quartier ne manque pas de restaurants en tout genre.

Quant à l’emplacement de l’hôtel, il semble parfait : à 5 minutes à pied de la station Akasaka-mitsuke, nous pourrons rayonner dans tout Tokyo facilement.

Super Hotel Lohas Akasaka ⤏Voir la fiche détaillée3丁目-16-7 Akasaka, Minato, Tokyo 107-0052, Japon

 

Extinction des feux, les yeux pleins d’étoiles

C’est une première journée bien remplie qui se termine. Il est temps de prendre une bonne nuit de repos avant le second jour avec au programme : le marché aux poissons de Tsukiji, la Tokyo Tower et le quartier d’Asakusa.

Matane またね !

Lire le récit de notre seconde journée à Tokyo à la découverte de Tsukiji, la Tokyo Tower et Asakusa

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Flo & Seb
France

Elle, c'est Flo et Lui, c'est Seb. Après plusieurs années à rêver, un mariage, c'était le moment de partir : destination le Japon pour notre voyage de noces !Le pays du soleil levant nous attirait depuis toujours par sa culture, son histoire, sa gastronomie et son côté 可愛い (kawaii).Aujourd'hui nous vous faisons voyager avec nous à travers ce blog avec itinéraires, photos, bons plans et coups de cœur (il y en a eu beaucoup).Bon voyage !

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