Vue de Nokogiriyama
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Nokogiriyama : la Nature à 2h de Tokyo – Jour 3

Par le 17 août 2019

Après deux journées pleines au cœur de Tokyo (ici pour re-découvrir notre second jour du marché de Tsukiji au sanctuaire d’Asakusa), il est temps de s’éloigner du tumulte de la ville : direction Nokogiriyama (ou le mont Nokogiri en français dans le texte) dans la préfecture de Chiba pour une excursion d’une journée dans son sanctuaire à la découverte de son bouddha géant.

 

De Tokyo à Kurihama

Commençons par quelques infos pratiques et notamment la situation géographique de Nokogiriyama. Ce dernier est accessible depuis la ville de Kanaya que l’on peut atteindre soit par train soit par un combo train / ferry. Il faudra compter un peu plus de 2 heures de trajet dans les 2 cas.
C’est donc assez tôt que nous partons en direction de Kanaya au Sud de Tokyo et c’est pour l’option avec traversée en ferry que nous optons. Carrément plus atypique !
Passage au konbini pour récupérer de quoi manger à midi car il n’y aura rien pour se substanter sur place et c’est parti pour s’éloigner de la folie tokyoïte !

Tokyo-Wan Ferry (東京湾フェリ) Site web8 Chome-17-20 Kurihama, Yokosuka, Kanagawa 239-0831, Japon

 

Ferry, téléphérique : vers le sommet de Nokogiriyama

Après environ 1h20 de train, nous voici arrivés à la gare de Kurihama. En sortie de gare, il nous faut prendre le bus durant une quinzaine de minutes direction le port et Tokyo-wan Ferry (東京湾フェリ). La traversée jusqu’à Kanaya dure 40 minutes et l’aller-retour coute 1320 yens (environ 11 euros). Il y a un ferry environ toutes les heures, les horaires sont accessibles sur le site de Tokyo-wan ferry.
Donc selon votre timing, il vous faudra plus ou moins patienter. Par exemple, nous avons du patienter une heure car nous sommes arrivés pile poil lorsque le ferry partait 😓.

Nous arrivons enfin à Kanaya, petite bourgade avec un port et… pas grand chose en fait. On se dirige donc vers la station de téléphérique qui se situe à une quinzaine de minutes à pied. Comme pour le ferry, nous optons pour un aller-retour (930 yens) et c’est parti pour l’ascension !

Nokogiriyama signifie littéralement « montagne scie », et effectivement en levant les yeux on comprend pourquoi en voyant la forme en dent de scie du mont, trace d’une ancienne activité d’exploitation de carrières de pierre.

Nokogiriyama Ropeway Site webJapon, 〒299-1861 Chiba, 富津市金谷4052−1

 

 

Balade au cœur du Mont Nokogiri

Le funiculaire nous amène au point culminant du mont Nokogiri à près de 350 m. Nous grimpons sur le toit de la station d’où l’on peut avoir un superbe vue sur la baie et Kanaya.
Il nous faut ensuite descendre pour atteindre l’entrée du Nihon-ji, le nom du sanctuaire situé au cœur de Nokogiriyama. L’entrée coute 600 yens et une carte nous est remise, idéale pour se repérer dans ce lieu gigantesque.

Nous démarrons notre visite en grimpant vers les hauteurs du sanctuaire. L’un des points marquants est cette sensation d’immersion en pleine nature. C’est vert et l’on se croirait presque dans la jungle (à l’exception qu’ici le sentier est bien balisé). Après quelques jours dans le dédale de béton qu’est Tokyo, nous respirons à pleins poumons cette bouffée d’oxygène.
Une dizaine de minutes de marche plus tard, nous atteignons la vue de l’Enfer. Cette dernière porte bien son nom, nous vous laissons en juger par vous-même avec les photos. Je peux vous dire que nous avons eu notre dose de sensation au bord du précipice avec une rambarde métallique pour seul garde-fou.

Quelques photos pour immortaliser l’événement, un passage un peu plus haut où l’on peut avoir une vue à 360° sur les alentours et nous redescendons vers la statue de Hyakushaku Kannon.
Surement l’un des moments les plus magiques du voyage. Imaginez vous déambuler en pleine forêt, traverser un étroit passage et tomber nez à nez avec une statue de 30 m gravée dans la roche. Je vous assure que vous restez bouche bée.

Nous prenons quelques minutes de répit et profitons de ce spot qui vous fait vous sentir tout petit, croyez-nous !

Il est temps désormais de se diriger vers le grand bouddha à l’aide de la carte fournie à l’entrée pour se situer dans cet immense complexe. Plusieurs chemins permettent d’y arriver. Quoi qu’il en soit, il faut descendre au sein du sanctuaire qui s’avère être un dédale de plus de 2000 marches.
Tout au long du chemin, nous découvrons des centaines de statuettes de Rakan Arhat. Pour la petite histoire, celles-ci ont été sculptées par un moine et ses 27 disciples à la fin du XVIIIe siècle et il y en a plus de 1500 dans le sanctuaire.

Bien plus bas nous arrivons à un plateau où l’on peut trouver des tables, de l’ombre et des machines à boissons (il y en a partout au Japon). Et tout au bout le Nihon-ji daibutsu, le plus grand bouddha assis du Japon se tient là, impressionnant du haut de ses 31 mètres.

Nous prenons à nouveau un moment de répit bien mérité pour le contempler. Plusieurs minutes salvatrices (le temps de déguster nos bouteilles d’eau parfumées à la pêche !) avant d’entamer le chemin du retour qui s’annonce aussi épique que l’aller : remonter vers la station du téléphérique pour ensuite redescendre vers le ferry et enfin le trajet en train vers Tokyo. Fin du périple.

Nihon-ji Daibutsu 日本寺大仏Motona, Kyonan, District d’Awa, Préfecture de Chiba 299-1901, Japon

 

Fin de journée…

Nous voici de retour à Tokyo. Cette escapade d’une journée nous a bien ouvert l’appétit. Pour le repas, ce sera kaiten-zushi, un de ces fameux restaurants où les suchis sont servis sur des plateaux automatiques sur rails.
Notre choix se porte sur Genki Sushi à Shibuya. Après 15 looooongues minutes en file d’attente (les files d’attente devant un établissement sont généralement un bon signe), nous voici à l’intérieur de ce resto « futuriste » (pour nous, occidentaux). On nous indique nos places et le temps de comprendre le système, nous débutons enfin notre repas en sélectionnant nos premiers plats à l’aide de la tablette tactile.

Verdict : il serait dommage de ne pas tester un kaiten-zushi si vous venez au Japon. Genki Sushi est une chaine, donc ne vous attendez pas à des sushis de maître, mais ne croyez pas qu’ils sont médiocres, au contraire. Ils sont bons et la plupart ne sont pas chers (comptez une centaine de yens – environ 1 euro – par paire de sushis). Puis le ballet des plateaux sur rails et l’ambiance font le charme de cette expérience.

Genki Sushi Site web24-8 Udagawachō, Shibuya City, Tōkyō-to 150-0042, Japon

 

Matane !
またね !

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1 Comment
  1. Répondre

    Lud

    19 août 2019

    C’est vraiment canon, l’article, les photos, le logo du site, tout ! Longue vie à Japon-Japon.fr, je survalide 😎❤️

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Flo & Seb
France

Elle, c'est Flo et Lui, c'est Seb. Après plusieurs années à rêver, un mariage, c'était le moment de partir : destination le Japon pour notre voyage de noces !Le pays du soleil levant nous attirait depuis toujours par sa culture, son histoire, sa gastronomie et son côté 可愛い (kawaii).Aujourd'hui nous vous faisons voyager avec nous à travers ce blog avec itinéraires, photos, bons plans et coups de cœur (il y en a eu beaucoup).Bon voyage !

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